méditation enfant intérieur

Méditation : à la rencontre de son enfant intérieur

méditation enfant intérieur.
Je vous propose ici un rêve éveillé qui vous permettra par le ressenti et le visuel d’accéder à cette partie en vous : l’enfant intérieur.

  1. Choisissez un lieu calme et une durée suffisamment longue (une heure convient bien) pour vous permettre de vivre une expérience sereine.
  2. Installez-vous confortablement, soit couché sur le sol, sur un canapé ou un lit, soit dans une position assise, suffisamment tonique pour supporter l’expérience dans cette posture, et suffisamment détendue pour vous permettre le lâcher-prise. Si vous êtes adepte de la méditation en posture assise, vous comprendrez ce que j’évoque par là et pourrez le faire ainsi. Si vous découvrez les approches méditatives, choisissez la posture de yoga dite de « shavasana », c’est-à-dire couché.
  3. Commencez votre expérience en prenant trois grandes inspirations profondes. À l’inspire, gonflez le ventre, et à l’expire, rentrez-le. Reprenez ensuite une respiration ventrale normale, non forcée, calme.
  4. Posez votre attention ensuite sur vos doigts de pieds et observez la sensation corporelle de cette partie du corps. Procédez de même en posant votre attention sur vos chevilles, vos mollets, vos genoux, l’intérieur de vos cuisses, vos hanches, vos fesses, le bas du dos, votre ventre, votre poitrine, le haut du dos, vos bras, vos mains, et revenez vers vos épaules, votre nuque, votre cou… Observez ensuite votre visage et plus précisément votre bouche, vos lèvres, la langue posée dans votre bouche, votre déglutition, puis votre nez avec l’air qui y circule, vos joues, vos paupières fermées, votre front, la naissance de vos cheveux, votre cuir chevelu… Prenez votre temps pour toutes ces étapes.
  5. Une fois arrivé à vos cheveux, imaginez-vous au-dessus de la pièce dans laquelle vous vous trouvez, puis au-dessus de la maison ou de l’immeuble et au-dessus de la ville, au-dessus de la région, au-dessus du pays, jusqu’à arriver dans le cosmos. Une fois là, vous choisirez de vous rendre dans un endroit de la nature que vous aimez bien, qui vous fait du bien.
  6. Imaginez-vous en train de vous promener dans ce lieu. Observez devant et tout autour de vous le paysage, les couleurs, les odeurs, s’il y en a, et les sons, si vous en entendez.
  7. Tout en avançant sereinement, vous apercevez au loin un arbre. Au fur et à mesure que vous avancez, vous prenez conscience de la forme de cet arbre, de ses feuilles, de leurs couleurs, du temps qu’il fait, de l’ambiance…
  8. Et vous vous rendez compte en avançant de plus en plus près qu’au pied de cet arbre, un enfant est assis au pied du tronc. Observez sa posture, l’âge qu’il semble avoir, son attitude, etc.
  9. Lentement et avec une attitude de confiance et de bienveillance, approchez-vous de cet arbre et asseyez-vous vous aussi à son pied.
  10. Pour l’instant, ressentez ce moment, là, juste à côté de cet enfant. Ne dites rien, juste observez les sensations autour et en vous.
  11. Engagez ensuite un échange :

« Tu sais… s’il y a bien une personne qui sait qui tu es, ce qui est important pour toi, ce que tu as vécu, de quoi tu aurais eu besoin à ce moment-là, et ce que tu ressens encore aujourd’hui… eh bien c’est moi, parce que je suis toi et tu es moi. »

« La personne la plus importante dans la vie, pour moi, c’est toi. Je t’aime, tu sais ?»

« À partir de maintenant, sache que je suis là. Je suis désolé si jusqu’ici tu as peut-être ressenti cette sensation de vide, de solitude, de rejet ou d’abandon. Je n’avais pas encore pris conscience de l’état dans lequel tu te trouvais. Aujourd’hui, je m’en rends compte et je te prie de m’excuser. »

« J’ai bien conscience maintenant que tu as cherché à plusieurs reprises à faire comprendre ton désarroi, ta tristesse et parfois ta colère, au travers des émotions et des sentiments que tu exprimais. Je ne savais pas encore les interpréter. Maintenant, j’ai appris. Je sais. »

« J’ai remarqué aussi au travers des comportements infantiles que c’est toi qui cherchais à me faire comprendre tes peurs, tes demandes, tes besoins et tes blessures. Tu n’auras plus besoin d’aller jusque-là pour te faire entendre. À partir de maintenant, je serai à ton écoute et te répondrai en prenant en compte tes besoins bien sûr, et aussi en t’expliquant et en t’enseignant des choses de la vie. »

« J’ai envie de m’occuper de toi avec beaucoup de bienveillance et d’amour. J’ai envie de te donner les points de repère qui vont te sécuriser et te rendre autonome dans la vie. Tu peux maintenant te reposer sur moi et t’autoriser à jouer, à explorer, à créer. Moi je m’occupe du reste. Et lorsqu’un événement se passera ou tout simplement que nous discuterons ensemble, je te transmettrai mes savoirs et nous expérimenterons ensemble de nouvelles façons de faire et d’être pour que tu puisses observer les résultats différents de ce que tu as connu jusqu’ici. »

  1. Prenez un moment d’intégration, bien en contact avec le ressenti de votre partie parent intérieur et la réaction de votre enfant intérieur. Ressentez aussi ce que cette rencontre a comme impact sur votre adulte intérieur.
  2. Tout est peut-être limpide et chaleureux pour cette première rencontre, tout comme il peut y avoir quelques zones sensibles et encore sombres. Accueillez-les et voilà tout. De toutes les façons, que le petit en vous quitte le pied de l’arbre en vous donnant la main ou décide de rester encore un peu, la merveilleuse rencontre a eu lieu. L’enfant intérieur blessé sait à partir de là qu’il est entouré. Il s’interroge quant à votre présence. Il n’est plus seul, même s’il se sent peut-être encore isolé. Le chemin est long. Il faudra peut-être revenir à l’arbre une, deux ou trois fois pour qu’il accepte de lever les yeux vers vous et vous accorder toute sa confiance. Patience.
  3. Lorsque vous quitterez l’arbre pour revenir à « ici et maintenant », refaites le chemin inverse. De ce beau paysage dans lequel vous avez fait une belle promenade et fait cette merveilleuse rencontre, repartez (peut-être cette fois-ci déjà avec votre petit entre vos bras) dans le cosmos, puis au-dessus du monde, du pays, de votre ville, de votre quartier, de votre maison d’habitation, de la pièce dans laquelle vous vous trouvez, et prenez conscience de votre posture, des zones de votre corps qui reposent sur votre fauteuil ou au sol, et prenez trois grandes inspirations en gonflant bien votre ventre, puis rentrez-le en expirant. À chaque inspire, prenez conscience et alimentez-vous de toute la belle énergie de ce voyage, et à chaque expire, laissez partir l’ancien et le douloureux.
  4. Profitez de ce moment, relaxez-vous. Des idées et des pensées vont certainement se présenter, passer… Laissez-les, observez uniquement. Restez loin des tentatives d’analyse et du mental. Accueillez seulement.
  5. Comment vous sentez-vous après cette toute première rencontre ?

Copyright 2021 Geneviève Krebs, psychopraticienne en thérapies brèves et coach depuis 25 ans. Spécialiste de l’accompagnement de la dépendance affective.