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RPS en période de Covid-19 : gérer les peurs et le mal-être

Si le maximum semble être organisé pour préserver la santé physique des travailleurs encore sur le terrain, et tous ceux qui doucement s’apprêtent à en reprendre le chemin, il est délicat pour l’entreprise depuis le début du confinement de maitriser l’aspect bien-être et santé psychologique des collaborateurs. Des cellules d’écoute et de soutien psychologique naissent, les services RH veillent à plus de proximité pour détecter le mal-être et la peur qui se développent certes à l’horizon du 11 mai, mais déjà bien présents depuis mi mars. rps covid-19 peur.

Le mal-être des télétravailleurs rps covid-19 peur

Le télétravail est une option qui n’a pas eu bonne presse jusqu’ici dans l’hexagone par peur de perdre en performance, par peur de relâchement, par peur de ci ou ça… Aurait-on oublié de faire confiance ? Nombreux sont ceux qui ont basculé par la force des choses dans le télétravail sans connaitre la recette pour optimiser et organiser le lieu, le temps, les conditions, et l’espace entre le privé et le pro. L’instinct de survie faisant bien les choses, chacun aura joué de sa créativité pour trouver rapidement ses marques. Reste à gérer ensuite télétravail et garde d’enfants, télétravail et suractivité, télétravail et culpabilité de ne jamais en faire assez, télétravail et solitude, etc. Il est à souhaiter que les bonnes pratiques et le meilleur de cette approche soient conservés, bien après. Le pas vers un “travailler autrement” est fait.

Le stress management rps covid-19 peur

Le télétravail est une belle opportunité ; celle de travailler ensemble ! La peur de perdre le pouvoir accroit le contrôle et pèse sur le télétravailleur. C’est le moment pour le manager et la direction de lâcher prise et faire confiance. C’est le moment de donner du sens, de mettre en lumière l’essentiel et les moyens, d’impliquer et d’accueillir créativité, innovation et résultats. L’espace de travail digital permet de garder le contact, de rester réunis autour des données partagées et des avancées. C’est le soutien du leader et son empathie qui permettront individuellement et collectivement de rester soudés autour des lignes stratégiques de crise, et des objectifs. Le télétravail en cette espace de crise, vient d’amorcer l’obligation de chacun de savoir se réinventer, et d’emmener cette dynamique dans le collectif.

La peur de perdre son travail

Pour lutter contre le coronavirus, un plan de confinement a supposé de mettre à l’arrêt de nombreux secteurs d’activités en positionnant leurs salariés au mieux dans un chômage partiel, au pire un arrêt total. Dans les deux cas, l’impact sur le salaire réveille l’insécurité, la peur de la précarité, le stress face aux charges à payer et l’angoisse si jamais le pire arrivait, de devoir retrouver un emploi dans un monde en crise et pire encore, devoir régresser. Le spectre du chômage est redouté et l’heure est aux compromis et à la remise à plus tard de certains projets ou rêves. Une seule alternatif : donner le maximum, et garder confiance dans les plans de soutien proposés par l’Etat, et en l’éthique de l’entreprise qui fera le maximum pour préserver l’emploi. Mais pas que ! Croire en soi, en ses capacités, en sa force de rebond, en ses talents enfuis et son instinct, si besoin, de redéfinir un projet nouveau, et s’en donner les moyens.

La peur du déconfinement

Nous applaudissons chaque soir à 20 heures, celles et ceux qui sont sur le front, et qui s’investissent au risque de leur vie. Et derrière ce geste, toute l’angoisse qui remonte à l’idée de devoir sortir pour de bon. Au delà de la promenade d’une heure, c’est aussi quitter sa bulle de sécurité, son home protégé et aseptiquement bien contrôlé… Une grande bouffée d’espoir à l’idée du jour j de la libération, mêlée d’un grand paradoxe ; l’angoisse et la tourmente du risque de contracter le virus. La peur de la maladie et de la mort refont surface comme dans ces années 80 où l’on parlait du sida, comme de la peste. Il est plus que jamais important de respecter les gestes barrière et de respecter la distanciation. La vie sociale manque et pour y retourner, ce sont de nouvelles façons de communiquer et d’être en relation qui par la force des choses, prendront le relais ; celles du parler avec les yeux, celles du ressenti et de l’instinct, celles qui laissent place libre à la sincérité, l’engagement, le respect et la confiance, tout en se retenant du geste. Se relier de l’intérieur.

La peur de l’inconnu : l’après covid-19

Sortir du déconfinement c’est aller vers un nouveau monde que l’on suppose à peine, mêlé de rêves et d’opportunités pour un fonctionnement plus raisonnable et des états d’être meilleurs. A moins que tout soit en attente dans les starting-blocks, attendant le “bang” pour un redémarrage de l’ancien, en pire encore… Comment allons-nous vivre, selon quelles contraintes, avec quelles obligations, avec quelles conséquences ? La peur d’avoir peur induit la peur par anticipation qui trace l’humain sur le chemin de l’anxiété profonde et du mal-être. C’est le moment de revenir à soi, et se poser la question des essentiels, pour s’engager vers de nouveaux choix de vie et dans des comportements qui font sens. Définissez vos points de repères, le goût qu’aura votre bulle, celle qui, peu importe dans quel monde vous avancerez, vous gardera dans votre réalité, votre sens éthique, vos buts et missions de vie. Le reste n’est qu’influence et adaptation.

Chamboulons nos vies ! A mon avis, nous n’aurons d’autres choix. Le train est déja en marche… Qu’il en soit comme cela, sans trop déclencher en nous de TOC et autres obsessions. Réinventons-nous ; revenons à l’utile reconsidéré. Osons savoir faire et être, avec moins, et mieux avec peu. Gardons le subtile, l’innovant, le génie et le respect pour les êtres que nous sommes et la nature qui nous abrite. Pour regarder le même jardin, j’ai choisi de changer de fenêtre… l’angle de perception m’a permis de découvrir différemment ces pivoines qui pourtant sont les mêmes depuis plus de cinquante ans.

Prenez bien soin de votre Etre, et de l’Essentiel

© Geneviève Krebs, 25 avril 2020

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