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Pensées : l’impact sur nos comportements

Pensées : Qu’en est-il ? Notre subconscient est aveugle. D’apparence anodine, nous entretenons tous un monologue interne (dialogue et pensées internes) qui a une influence sur ce que nous vivons. En pensant et en nous exprimant (à voix haute ou basse), nous émettons des suggestions à notre subconscient qui comme une éponge absorbe tout sans faire le tri.

Une approche inconsciente

Sans s’en rendre compte, de nombreuses personnes se répètent au quotidien que tout va mal, que tel travail ne sert à rien, qu’un patron est là uniquement là pour sanctionner et abuser de ses employés, que tout est difficile, que la plupart des collègues sont détestables, que les journées sont fatigantes, qu’elles ne sont pas à la hauteur, qu’elles ne méritent pas, etc. Avant une réunion, il est courant que les pensées internes s’accélèrent laissant place à un monologue négatif qui traduit une inquiétude dont le subconscient s’empare aussitôt pour en amplifier démesurément les effets. Et du coup, tout se joue contre vous. Des erreurs sont commises, des oublis répétés, sans compter de possibles malaises physiques qui apparaissent.

Eviter l’engrenage

Pour éviter cet engrenage, il est nécessaire de maitriser son langage interne. Remplacer les critiques et les peurs par des affirmations positives, constructives qui serviront à une amélioration. Lâcher prise permet d’être plus indulgent face à soi même et aux autres tout en gardant le cap sur les objectifs.

Nous communiquons sans le savoir

Nous ne pouvons pas ne pas communiquer. Voir, entendre, sentir, comprendre, observer, bouger, situer un contexte, déterminer un objectif, échanger, sans même dire un mot est déjà communiquer, dans le sens de toute l’énergie que nous dégageons et des messages que nous véhiculons. C’est pour cette raison également qu’il est important de savoir comprendre et évaluer la manière dont nous nous comportons.

Comprendre ce qui se cache

Comprendre l’intention positive qui se cache inconsciemment derrière les mots et les comportements est riche en apprentissage et en ouverture d’esprit. Rester en éveil par rapport à ce qui se passe à l’intérieur de soi permet d’identifier ce que nous véhiculons vers les autres. De même qu’attacher de l’importance aux mots que nous employons pour nous exprimer avec les autres va contribuer ou pas à bien se faire comprendre et donner la motivation à agir pour un mieux.

Derrière l’anxiété

Dans des états d’anxiété et de dépression, les pensées automatiques ne sont plus objectives par rapport à la réalité. Celle-ci est transformée par les croyances internes limitantes et négatives. Tout ce que la personne voit, entend et ressent va dans le sens du négatif. Et comme un cercle vicieux ce fonctionnement contribue à maintenir ces états émotifs et à les amplifier. Il n’y a alors plus de place ni pour l’action et encore moins pour la performance. La personne anxieuse a tendance à imaginer le pire dans chaque situation. Elle anticipe et imagine le négatif pour tout. C’est par exemple le cas dans la dépendance affective, où la personne jalouse ou en obsession d’être abandonnée, construit tout un scénario pour donner vie à ses peurs les plus profondes, même si la réalité est toute autre.

Le fonctionnement de la personne déprimée

La personne déprimée a tendance à s’évaluer elle-même, ainsi que son environnement de façon négative, dégradante et pessimiste. Elle se perçoit souvent comme incapable, inapte, indésirable, mauvaise ou indigne. Elle voit des obstacles en toute chose et toute situation. Les objectifs, la vision stratégique et le futur en règle générale ne réserve pour elle que des échecs. Ces pensées la dépriment encore davantage et parfois mettent la personne en incapacité d’agir, comme perdant toutes ses énergies et capacités à avancer dans son travail et dans sa vie. Comme si le présent n’existait plus. Les pensées sont orientées vers le passé ou vers un futur rêvé alors que la personne est incapable d’agir pour, dans son présent. Elle vit au jour le jour en étant dans une nostalgie de l’ailleurs, d’un mieux, d’un rêve inassouvi, en s’inscrivant dans un état de présentéisme, c’est-à-dire, « être là physiquement sans être là réellement ».

Ne vous fiez pas aux apparences

Ce sont les personnes que vous voyez physiquement à côté de vous, ou participant à une réunion, ou à un repas, à nombre d’occasions de la vie courante, et qui ne sont pas vraiment là. L’entreprise souffre autant de l’absentéisme de ses collaborateurs que de leur présentéisme. Ces personnes qui se laissent mener par leurs pensées internes négatives et obsessionnelles basculent rapidement dans la procrastination, et la frustration de jour en jour, du travail non fait, des projets qui n’avancent pas, des suivis non effectués, et des listes de tâches à faire reportées de lendemain en lendemain. Pour ces cas précis, l’auto-coaching ne suffit plus. Une aide extérieure et professionnelle est indispensable au risque de voir un jour la personne souffrir d’épuisement ou de burn-out.

Les blocages : souvent la colère

D’autres personnes ne parviennent à maintenir un bon niveau de performance car focalisées sur les colères qu’elles entretiennent et alimentent. De jour en jour, elles ne considèrent que les éléments qui alimentent la colère plutôt que de tenir compte aussi de ce qui aiderait à faire une meilleure part des choses et parvenir à se détacher de la situation et avancer pour soi.

Observer ses pensées

L’observation des pensées, lorsque des émotions négatives sont vécues, permet d’identifier toutes les pensées automatiques, obsessionnelles et tournantes. Une fois identifiées, elles peuvent être évaluées en fonction de leur fréquence et impact sur notre comportement. Pour en sortir, comme toute croyance, il est possible de les reconsidérer, de revoir leur véracité, leurs probabilités et leur importance face à la réalité et nos souhaits de vie.

Courage et persévérance

Plus les émotions sont intenses et obsessionnelles, plus l’exercice est difficile, mais pas impossible. Un critère déterminant et aidant dans la phase de transformation : évaluer ce que l’on risque de perdre à force d’un tel fonctionnement et de telles pensées nourries. Qu’allons-nous perdre d’ici un an ? D’ici 5 ans ? D’ici 10 ans ? Et même si des faits objectifs confirment nos pensées, est-ce que cela vaut la peine de rester otage d’une situation déjà amer jusque là et gâcher son présent et son devenir ? Est-ce que cela vaut la peine d’anéantir les relations avec son entourage et manquer des instants précieux en maintenant cet absentéisme crée par la nostalgie de l’ailleurs et des pensées tournantes ? Un meneur de projet, un manager d’équipe qui se positionne dans un tel état peut emporter avec lui, comme par contagion les personnes les plus fragiles autour de lui.

©Geneviève Krebs, praticien en psychothérapie, en thérapie brève et coaching. Auteur d’une douzaine d’ouvrages dont “Dépendance Affective : six étapes pour se prendre en mains et agir” paru en juin 2018 chez Eyrolles.

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