dépendance affective

Dépendance affective : jamais trop tard pour en sortir

Oui, il n’est jamais trop tard pour en sortir et même si j’imagine qu’à force de vivre dans la dépendance affective et d’autant plus si vous êtes engagé dans une relation sentimentale, amicale ou professionnelle avec un pervers manipulateur, vous avez dû perdre confiance en vous-même et n’avez peut-être plus la force de réagir ni même d’aller demander de l’aide.

S’accorder la chance de s’en sortir

Il n’est jamais trop tard, sauf lorsqu’un mauvais coup arrive et qu’on y laisse sa peau ! Votre dépendance affective est sûrement devenue chronique si cela dure depuis des années et que vous observez les mêmes situations se répéter encore et encore. Si vous êtes totalement dépendant d’une ou plusieurs personnes qui décident pour vous, agissent avec pression et chantage pour compenser votre sentiment d’insécurité et d’infériorité, il vous faudra consulter si vous ne trouvez pas la force de vous en sortir seul.

Jamais trop tard pour sortir de l’humiliation

Il est peut-être temps pour vous de sortir de l’humiliation, de la contrainte, de la violence verbale et physique. Oui, vous êtes pessimiste et défaitiste. Oui, vous doutez de vos capacités car autour de vous tout a été fait pour vous mettre dans l’échec et la critique. Oui, vous craignez d’agir et décidez depuis longtemps de rester passif et en retrait. Mieux vaut choisir l’indécision et s’effacer, et se faire tout petit. Jusqu’où vous ont mené votre gentillesse et votre générosité ? Au mieux à créer des liens sociaux éphémères ou superficiels ? Au mieux encore à rester en harmonie avec quelques proches ?

Quand avez-vous osé exprimer un désaccord et avez-vous pris un positionnement et une décision ? Quand avez-vous réussi à vous exprimer sans avoir la peur au ventre que l’autre se fâche et que le ciel ne vous tombe sur la tête ?

N’avez-vous donc pas envie de sortir de là ? Prenez confiance en vous. Le cerveau n’oublie pas les belles capacités qui sont les siennes. Vous êtes une belle personne qui souffre pour le moment. Accordez-vous la chance de travailler sur votre état d’être, et décidez ensuite si vous voulez ou si vous avez besoin d’aller plus loin et de vous faire aider.

Persévérer pour goûter à la joie de la réussite

Je vous souhaite la persévérance et la réussite. D’autres dépendants affectifs ont tenté et ont réussi à s’en sortir. Gardez foi en la vie et en vous, malgré tout ce que vous pouvez encore penser de vous-même. La persévérance dans l’état d’être est une clé de la connaissance de soi.

Elle nous permet de voir notre capacité à aller loin, à garder courage et foi. Elle permet de développer en nous l’espoir et surmonter les obstacles. Plus l’expérience s’inscrit, plus vous vous rendrez compte qu’au bout existe toujours une issue. Soit une voie que l’on n’imaginait pas au départ, soit des conditions de réussite que l’on découvre ou crée, soit que la déception ne dure jamais bien longtemps, car derrière la montagne se dévoile un nouveau chemin ensoleillé. Faire preuve de persévérance, c’est donc aussi accepter de soi des limites, des reconsidérations, des changements de cap. Chaque nouvelle étape nous rapproche un peu plus du but ultime et du développement de soi. Avancer sur son chemin, se découvrir, accepter de grandir, se remettre en question, changer de paradigme, quelle manne d’abondance et de possibilité de nouveaux changements encore !

Persévérer a du bon

Vous verrez qu’au fur et à mesure de vos expériences pour sortir de la dépendance affective, vous vous surprendrez à une certaine forme de bonté vis-à-vis de vous-même. Au fur et à mesure, symboliquement et réellement, vous parviendrez à vous prendre dans les bras, à vous chouchouter, vous câliner la joue, le bras, tant vous aurez gagné en compassion, en tendresse et en amour pour vous-même.

 « Brisez vos limites,
faites sauter les barrières de vos contraintes,
mobilisez votre volonté,
exigez la liberté comme un droit,
soyez ce que vous voulez être.
Découvrez ce que vous aimeriez faire
et faites tout votre possible pour y parvenir. » – 
Richard Bach

Persévérez, il n’est jamais trop tard, travaillez vos peurs en permanence, jusqu’à ce qu’elles se lèvent. Et dites-vous bien qu’elles ne pourront se lever qu’en les affrontant, en les traversant. Jamais en les évitant. L’évitement ne permet que le maintien et le renforcement de la peur. Traverser la peur, et faire l’expérience à plusieurs reprises, permet de rendre plus fort, de s’en détacher, et de constater sa capacité à agir malgré cette peur. S’il y a des peurs salvatrices, il existe aussi des peurs que l’on se fabrique soi-même.

 

Ce livre “Dépendance Affective : six étapes pour se prendre en main et agir” paru chez Eyrolles, je l’ai écrit pour vous. Ma contribution à aider et soutenir à distance, et pourtant de façon si proche, les dépendants affectifs qui ont le souhait ou qui n’ont parfois plus le choix que de devoir s’en sortir.

©Geneviève Krebs, praticienne de la psychothérapie, de la thérapie brève et du coaching depuis plus de 20 ans.

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