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Des questions qui aident à grandir

Grandir et se remettre en question est possible en écoutant les feed-back et retours de ceux qui nous entourent. Hier encore, une personne me demandait « comment se fait-il que vous travaillez tant ? ». Sur le moment, je me suis surprise à bafouiller deux ou trois arguments presque ridicules, comme pour vouloir m’en défendre. Cette question m’a déjà été posée à plusieurs reprises… Si bien que je me suis dite que c’était l’occasion pour moi d’accorder quelques minutes pour mieux comprendre ce qui m’anime à « travailler tant », du moins selon la perception de certaines personnes qui m’entourent et m’observent.

Une occasion de comprendre

Recevoir une question est comme un cadeau proposé et accepté; une opportunité de faire miroir, et comprendre nos programmations internes, et les valeurs qui sous-tendent nos fonctionnements et décisions.

Nos actions et comportements deviennent logiques lorsqu’on comprend leur fonction positive : nous permettent soit d’atteindre un objectif, soit d’éviter quelque chose.

Se remettre en question

Du coup, je me suis penchée sur cette question, en finalité forte intéressante, puisque derrière il s’agit d’aborder « équilibre vie professionnelle-vie personnelle, motivations profondes, gestion des peurs et connaissance de soi ».

Lorsque je me suis mise à mon compte en 1996, je me suis « lancée » comme on dit, animée par la conviction que ce métier est mien, comme on épouse une mission, une vocation. A partir de là, difficile de restreindre le temps passé à faire ce que l’on aime… puisque le plaisir, le naturel et la fluidité sont là et accompagnent tout au long de la journée, … et plus. Quelques mois après mon installation, mon conjoint, le père de notre fils unique de 4 ans et demi, décédait brutalement. Les notions de responsabilité et d’autonomie ont dès lors décuplé.  Surement le sort de la plupart des parents isolés sur qui repose le devoir d’aimer, sécuriser, apprendre, transmettre, soutenir, partager, assurer, et accompagner  leurs enfants à être prêts le jour venu, à quitter le nid dans les meilleures conditions et avec un bagage complet en tous points de vue.

La fonction positive de nos comportements

La charge sur mes seules épaules a généré certaines peurs, même si au fond de moi, la foi en mes capacités est tout au long du chemin, restée intacte.

Avoir peur de ne pas y parvenir ou de manquer n’a pas été négatif en soi, mais c’est un sentiment qui m’anime régulièrement et m’oblige à m’investir encore davantage dans mon travail, pour faire en sorte de générer de l’abondance et assumer mes responsabilités. Même après que mon fils ait quitté le nid, une petite partie de moi, continue à flirter avec des injonctions qui me boostent à aller de l’avant, et oeuvrer. Tout comme un artisan peut avoir peur de manquer de travail et en accepter bien au-delà de ses capacités-temps, je remplis mes journées bien au-delà de mes besoins.

Des pistes pour progresser

Toutes ces réflexions internes, partant d’une simple question que l’on vient de me poser… Merci à vous, Monsieur, du cadeau que vous venez de me faire. Je décide de mener la réflexion encore un peu plus loin. J’arrive tout naturellement maintenant aux besoins de base qui se cachent derrière ces peurs, comme le besoin de me sentir en sécurité, et le besoin d’être en liberté d’agir… tout en restant fidèle à qui je suis : authentique et spontanée.

Mais ma réflexion reste encore en surface. Je sens que je peux aller plus loin encore dans l’analyse et la compréhension de moi-même. « Qu’est-ce qui fait indirectement par cette question que l’on me pose, que finalement je ne respecte pas, l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle, alors que c’est un principe que je prône régulièrement auprès de mes clients? ». Là, je me rends compte que j’ai un rêve non encore réalisé, et qui fait que pour le moment l’équilibre parfait n’existe pas. Je prends conscience malgré tout que les moments hors travail que je m’accorde sont orientés vers la famille, la découverte, la nature, la créativité, l’amitié, et le bien-être, … mais que la liste est incomplète si je tiens compte de mes désirs profonds.

Plus j’avance dans mes constats, plus je mets à jour et complète de façon presque exhaustive, la liste de critères qui donnent du sens à mon comportement, sujet principal de cette question-clé que l’on vient de me poser. L’avantage de cette prise de hauteur est aussi d’identifier les valeurs et rêves oubliés pour lesquels il est temps maintenant d’oeuvrer et de vibrer, pour en assurer la résonance et l’attractivité.

Gratitude

Merci à ces questions qui semblent anodines et qui pourtant lorsque l’on se donne la peine d’en explorer les profondeurs, peuvent apporter beaucoup de cohérence et de sens à qui l’on est, et comment, pour le moment, l’on a choisi inconsciemment, de fonctionner. De belles opportunités de changement se présentent …

Et vous, sur quelle question allez-vous rebondir ?

Genevieve Krebs, Copyright 13/05/2016

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