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Coupable de ne pas être assez bien

Coupable de ne pas être assez bien. Coupable de décevoir ceux qui ont confiance en moi. Coupable de procrastination. Coupable de ne pas savoir demander. Coupable d’être mal-apprécié. Coupable de ne pas y croire. Coupable d’avoir trahie une parole. Coupable d’avoir abandonné un projet, une relation. Coupable de n’avoir osé. Coupable de n’avoir su choisir-tranché. Il y a 1000 raisons à se sentir coupable quand à l’intérieur de soi, l’appréciation de soi est mise à rude épreuve.

Voir de la culpabilité en tout

L’individu a cette faculté de trouver de la culpabilité en une multitude de domaines et de situations, et s’il ne la déclenche pas lui-même, le plus fragile, souvent dépendant affectif, se laisse manipuler par l’extérieur qui le pointe du doigt. Il finit par croire qu’il mérite une sentence pour sa culpabilité. Dans la majorité des cas, la sentence passe par l’échec qu’il pense être mérité, ou par la privation de satisfactions. Dépendant d’un système d’auto-sabotage, et de l’approbation, de la reconnaissance et de la considération des autres, la personne qui se sent coupable finit par perdre totale estime d’elle-même.

Coupable = un cercle vicieux

Plus le traumatisme face à ses échecs est grand, plus les pensées restent bloquées vers eux, ressassant sans cesse le déroulement du projet et son aboutissement négatif. Plus le langage interne tourne en boucle et plus le cerveau entend ces pensées comme des vérités. Tout ce qui est dit est confirmé, et pris par le cerveau comme un ordre de faire, un ordre de réalisation, une vérité. C’est comme cela que la personne défaitiste enclenche échec sur échec et finit par croire qu’il est coupable de n’être rien.

Oublier les échecs. S’orienter vers de nouveaux buts

Oui, c’est important, même primordiale dans ce cas de mettre fin au langage interne liés aux échecs. En les ravivant, vous finirez par obtenir ce que vous ne souhaitez pas, au lieu de vous orienter vers ce que vous désirez atteindre comme objectif. Les échecs ravivent et déclenchent des peurs. Les peurs alimentées régulièrement finissent par devenir réalité, tant le cerveau est obligé d’y prêter attention. Passez l’éponge une bonne fois pour toute ! Donnez-vous la chance de pouvoir avancer vers de nouveaux buts et avec ces projets, de repositionner votre langage interne tout en utilisant votre pleine valeur.

Transformez le négatif en positif

Les blocages viennent souvent du fait d’avoir une partie de soi qui souhaite atteindre un but, et une autre partie de soi qui croit fortement en quelque chose qui ne va pas dans le sens de ce but. Elle vient empêcher le résultat. Comme pour protéger la personne que vous êtes, cette partie cherche à éviter le résultat sinon vous n’auriez plus raison dans la vérité que vous aviez dite un jour j dans votre passé. Quel inconfort n’est-ce pas, d’en finir avec l’idée de penser être coupable, car finalement avouons-le, être dans la culpabilité apporte aussi certains avantages … je vous laisse deviner lesquels… et très rapidement, vous aurez envie d’en sortir.

© Geneviève KREBS, psychopraticienne et coach. Auteur d’une douzaine d’ouvrages, dont “Et si tout me réussissait” et “Dépendance affective : six étapes pour se prendre en main et agir“, parus chez Eyrolles.
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