incertitude

Composer avec l’incertitude

Etre dans l’incertitude au point de se trouver dans l’incapacité à prendre une décision, à agir pour avancer est un état d’être qui bloque dans tous les domaines de la vie.

Et pourtant l’incertitude tout comme le changement fait partie intégrante de l’existence.

L’incertitude, l’erreur et l’obstacle peuvent être les prémisses d’une merveille qui se présente.

3 Postulats

Pour aider une personne à savoir composer et s’adapter dans le monde incertain, j’apprécie m’appuyer sur 3 postulats :

Tout le monde est outillé d’un instinct de survie

Nous sommes tous bâtis pour savoir affronter l’incertitude, l’obstacle, l’inattendu, même si certains conforts nous ont ramolli. Oui, tous ! Pour preuve, observez comment certaines personnes dites sensibles et effacées, peuvent être capables d’une résistance hors du commun face à un évènement grave. Elles savent déployer à l’instant t leur capacité à s’adapter, s’en sortir, et rebondir.

La normalité n’est pas naturelle

Il n’existe pas de modèle de normalité et de certitude : ni dans la personne et sa façon d’être, ni dans les évènements et les situations. Rien n’est figé ou juste. Tout est vrai et devient faux à l’instant qui passe. Tout évolue : aujourd’hui n’est pas hier et ni même demain. La bonne nouvelle en cela, c’est que tout est et reste possible !

Agir plutôt que subir

Celui qui agit se donne la chance de rester sur son chemin.

Plutôt que rester passif, dans l’attente d’un je ne sais quoi, venant de je ne sais qui, passez à l’action !

Plutôt que rester dans la douleur du subir, et nourrir un sentiment d’injustice, de laisser grandir la colère aveuglante, agissez !

L’incertitude est un terrain qui se nourrit de présence, d’attention, de préparation et d’esquives. Juste au cas où puisque l’essentiel reste de focaliser sur ses buts et objectifs tout en ayant cette conscience que l’obstacle existe. Le connaître et l’imaginer, permet souvent de le contourner, ou le traverser quand le meilleur chemin reste l’affrontement et le dépassement.

Des clés pour rester en conscience dans l’environnement naturel de l’incertitude

Comment éviter le stress, l’angoisse et nourrir la peur par anticipation ?

Comment éviter de se laisser prendre par surprise par les obstacles ?

Comment rester en éveil face à l’incertitude et au changement permanent ?

Etre conscient

Faire de la conscience de l’incertitude, un sens de la responsabilité personnelle. Savoir qui je suis, ce que je veux et ce qui est bien et bon facilite la prise de décision, l’action et le bon comportement. Agir devient plus évident que d’attendre et s’en remettre à d’autres.

Etre conscient c’est se donner une vision réaliste de ce qui est. Cela suppose de la présence à ce que l’on fait et ce qui est. Une veille qui affine notre capacité à analyser et prendre du recul avant, pendant et après les évènements. Ce n’est pas l’échec ou la chute qui sont graves en soi, mais le fait de rester anéanti et cloué au sol.

Savoir tomber pour se relever

Dans les arts martiaux et dans le monde de l’équitation, dès les premières leçons, l’apprenti doit faire face à la possible chute en apprenant à se protéger, à bien se positionner, et à maîtriser son mental. Si cela doit arriver, et on lui explique que cela arrivera surement, il est possible de bien se relever.

Apprendre la possibilité de l’échec et de l’obstacle permet d’apprivoiser les situations et sortir du déni.

Trouver l’équilibre en soi

L’estime de soi, la confiance et la foi en soi représentent le socle premier de l’équilibre intérieur. Elle est notre zone de ressourcement, de force et de courage, tout en gardant l’humilité, comme garde fou. Un excès de confiance en soi, penser tout savoir et avoir tout compris est un piège, et la chute peut être sévère.

La créativité reste le meilleur médicament

Vivre c’est prendre en permanence des risques. C’est sortir de sa zone de confort. L’aptitude à la créativité est la clé naturelle qui nous est donnée par :

  • la remise en question permanent de soi, de ses positionnements, de ses façons de faire et de ses façons d’être.
  • la remise en question de sa limite de tolérance. Apprendre à être roseau plutôt que chêne : s’adapter pour trouver un nouvel équilibre et ainsi mettre toutes les chances de son côté pour avancer.
  • la remise en question de ses certitudes. S’ouvrir et revisiter ses croyances, car elles aussi méritent parfois d’évoluer et être ébranlées. Il n’est pire ennemi que rester figer sur des idées fixes.

Trouver l’équilibre au sein même de l’instabilité

Quand certains de nos besoins vitaux sont mis en danger, c’est tout notre équilibre qui est fragilisé :

  • se nourrir
  • se vêtir
  • avoir un toit
  • se sentir en sécurité
  • se reconnaître et être reconnu
  • se retrouver et se reconnaitre dans un groupe
  • s’estimer

sont autant de points essentiels. Personne ne choisit d’être marginalisé, mis à l’écart et dans une situation de manque, sauf à vouloir répondre à un besoin de fuite ou un évitement. Lorsque la situation se présente telle une fatalité, trouver la voie pour garder un équilibre est difficile mais pas impossible.

Garder foi en soi, en la vie.

Agir sans arrêt avec persévérance, avec les moyens à disposition pour aller vers de toutes petites avancées et réussites. Un petit mieux est mieux qu’un grand pire.

Travailler son mental, ses pensées limitantes pour trouver la force d’y croire encore et de s’aider de persévérance.

Dire non à l’envie de tout laisser tomber : s’ouvrir à l’extérieur. Demander est aussi : AGIR. Et cela peut faire toute la différence.

Copyright Geneviève Krebs, 28 mai 2017

Lire aussi, l’article rédigé par Sophie Girardeau, journaliste pour Monster qui a interviewé Geneviève Krebs au sujet de l’incertitude : « Apprivoiser l’incertitude au lieu de la subir »

 

 

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